‹ Théatre de PicardChapitre 342 sur 406 · ACTE m, <ŒSV. Xlll. iil · texte numérisé non relu

ACTE m, <ŒSV. Xlll. iil

Yi'uez, Clairville ; voici un jeune homme

GLAIRVII.LE.

Que vois-je? encore ici, monsieur 1

PHILIBERT AIXÉ.

De gi'àce. daignez achever votre ouvrage,

C1.AIRVILLK.

Point du tout; je me reproche de l'avoir commencé.

MADAME DERVIGNV.

Mais permettez..,.

CLAIRVILLE

Je vous l"ai dit, je ne veux plus me mêler de rien,

PHILIBERT AIXK,

?i vous saviez....

CLAIRVILLE

Ah! monsieur, cela m'a bien étonné,

PHILIBERT AÎNÉ

Mais écoutez.

CLAIRVILLE

Je ne veux rien entendre; d'ailleurs, monsieur a promis sa fille à M. Pastoureau; ce que vous avez de mieux à faire, c'est d'étouffer votre amour et de donner congé de votre nouvel appartement.

Eli! mais, ce n'est pas monsieur qui c-^t venu, (■[ que nous avons congédié.

CLAIRVILLE

Ce n'e?t pas monsieur! et qui donc?

PHILIBERT CADET

Va parbleu I c'est moi.

PHILIBERT AINE

Ciel! mon frère!

Uî LES DEUX PHILIBERT.

DUPARC

Eh! oui, c'est lui.

PHILIBERT CADET

Attendez-moi. je suis ù vous. Je vais vous expliquer.

(Il quille !c balcon.) CLAIRVII.LE.

Qu'est-ce que c'est donc que cet'honime?

PHILIBERT aîné.

Allons, (Jlairville ne veut se mêler de rien ; mon frère veut se mêler de tout, et je me trouve froissé entre les deux.

PHILIBERT cadet, enlrant en scène.

Parbleu ! messieurs et madame, il faut que vous soyez bien simples, bien innocents, bien....

Tais-toi donc.

PHILIBERT CADET

Laisse donc, c'est une figure de rhélorique pour en venir à les flatter; tu vas voir. Eh! quoi? vous ne comprenez pas que nous sommes deux frères?

Page 1