‹ Théatre de PicardChapitre 61 sur 406 · DEI.11.1.F · texte numérisé non relu

DEI.11.1.F

Que voulez-vous dire ?

MADAME SKXXEVII.I.E.

Que c'est chez moi, messieurs, qu'il laut accepte)' un logement.

DEI.ILLE

A merveille, on nous chasse d'un côté, on nous accueille de l'autre.

MADAME SENXEVILLE, à Desroches.

Oui, messieurs, chez moi. C'est mon oncle, Ambroise Senneville, le camarade, l'ami du vôtre, qui se joint à moi pour vous en prier. Vous ne m'en voudrez pas, madame, de chercher à réparer ce que vous n'avez pu exécuter vous-même ?

M.VDAME GUIBERT.

Qui, moi? vous en vouloir, madame; ce serait bien mal me connaître, (a part.) L'impertinente !

DESROGHES.

Mais, madame, je ne sais si je dois accepter...

MADAME SEXNEVILI.E.

Je n'ai ni voisins ni dépôt de iiuu'cli.iiidises, et je- me lâcherais si vous hésitiez.

Di;i,lLl.E.

Ah! mon ami, (pi';is-lu à opposer au\ prièri's d'une jolie femme i

78 LA PETITi: VILLE,

MADAME SENNE VILLE

■Rien. Il est trop galant pour cela, n'esl-il pas vrai? (a Dubois.) Mon ami, portez toutes ces malles chez moi. faites-vous indiquer ma demeure, elle est à deux pas, ma femme de chambre vous montrera Tappartement de vos maîtres.

MADAME GUIBERT

Mon domestique va vous conduire, mon ami, si adime le pe rmet.

MADAME SENNEVILLE

Y consentez-vous, madame, vous êtes trop bonne.

DUBOIS reprenant ses malles.

Allons, voilà des malles qui se seront bien prome-. nées dans la ville aujourd'hui, (ii -ort.)

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