Où, sur lequel; comparez les v. 838 et
204. « C'est Ptolomée qui parle, mais c'est vraiment la voix de toutes les provinces que j'entends dans ces beaux vers. Ainsi la superbe aristocratie des Crassus, des Fonteius, des Scaurus, des Verres sera humiliée, et les provinces délivrées et vengées tout ensemble. Ces incomparables mérites du grand Corneille considéré comme historien politique étaient si peu comptés autrefois que les critiques y voyaient un défaut capital, et quand Voltaire, le plus autorisé de tous, en parle, il les prend d'ordinaire à contre-sens : « Les nations, dit-il, seront- « elles moins esclaves pour être esclaves du maître de Rome? s'exprimer , ainsi, « c'est substituer une amplification de rhétorique à la solidité d'un conseil d'Etat. >. Comment, en effet, comprendre le Borne, tu serviras, et tous les vers qui précèdent et qui suivent sans la connaissance réfléchie de l'histoire dont on ne soupçonnait pas. même le véritable esprit au temps de Voltaire? Corneille a compris que la République avait péri par les provinces. » ( Desjardins, le grand Corneille historien.)
209. Ces maximes serviles ne sont point particulières aux ministres de Ptolomée ; voyez, dans Cinna, les paroles de Livie, à la scène n de l'acte V.
Lorsqu'un roi prononce, un sujet doit se taire. (Agésilas, III, 1.)
Un bon sujet doit tout au repos de son roi. (Rotrou, Don Lope, V, 2.)
212. « Les anciens n'ont rien qui approche de cette belle exposition ; elle est auguste, intéressante, importante; elle entre tout d'un coup en action; les autres expositions ne font qu'instruire du sujet de la pièce, celle-ci en est le nœud :
Fdacez-la dans quelque acte que vous vouliez, elle sera toujours attachante. C'est a seule qui soit dans ce goût. » (Voltaire.) « On ne peut pas commencer une tragédie d'une manière plus imposante à la fois et plus attachante. » (Laharpe.) Rapprochez de ces deux derniers vers les v. 155-56 de Cinna.