POLYEUCTE, NÉARQUE
KÉARQLE.
OÙ pensez- VOUS aller?
POLYEDCTE.
Au temple, où l'on m'appelte.
NÉARQCE.
Quoi ! vous mêler aux vœux d'une troupe infidèle ! Oubliez- vous déjà que vous êtes chrétien ?
POLYEL'CTE.
Vous par qui je le suis , vous en souvient-il bien ?
NÉARQUE
J'abhorre les faux dieux.
POLYEUCTE
Et moi , je les déteste.
NÉARQUE
Je tiens leur culte impie.
POLYEUCTE
Et je le tiens funeste.
NÉARQUE
Fuyez donc leurs autels.
POLYEUCTE
Je les veux renverser , Et mourir dans leur temple , ou les y terrasser. Allons, mon cher Néarque , allons aux yeux des iiomrac- Braver l'idolâtrie, et montrer qui nous sommes : C'est l'attente du ciel , il nous la faut remplir; Je viens de le promettre , et je vais l'accomplir. Je rends grâces au Dieu que tu m'as fait connaître De cette occasion qu'il a sitôt fait naître , Où déjà sa bonté , prête à me couronner, Daigne éprouver la foi qu'il vient de me donner.
NÉARQUE
Ce zèle est trop ardent, souffrez qu'il se modère. ' Vers de comédie. (VJ