‹ Théâtre de Pierre et de Thomas Corneille. Avec notes et commentairesChapitre 180 sur 386 · POLYEUCTE, NÉARQUE · texte numérisé non relu

POLYEUCTE, NÉARQUE

KÉARQLE.

OÙ pensez- VOUS aller?

POLYEDCTE.

Au temple, où l'on m'appelte.

NÉARQCE.

Quoi ! vous mêler aux vœux d'une troupe infidèle ! Oubliez- vous déjà que vous êtes chrétien ?

POLYEL'CTE.

Vous par qui je le suis , vous en souvient-il bien ?

NÉARQUE

J'abhorre les faux dieux.

POLYEUCTE

Et moi , je les déteste.

NÉARQUE

Je tiens leur culte impie.

POLYEUCTE

Et je le tiens funeste.

NÉARQUE

Fuyez donc leurs autels.

POLYEUCTE

Je les veux renverser , Et mourir dans leur temple , ou les y terrasser. Allons, mon cher Néarque , allons aux yeux des iiomrac- Braver l'idolâtrie, et montrer qui nous sommes : C'est l'attente du ciel , il nous la faut remplir; Je viens de le promettre , et je vais l'accomplir. Je rends grâces au Dieu que tu m'as fait connaître De cette occasion qu'il a sitôt fait naître , Où déjà sa bonté , prête à me couronner, Daigne éprouver la foi qu'il vient de me donner.

NÉARQUE

Ce zèle est trop ardent, souffrez qu'il se modère. ' Vers de comédie. (VJ

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