CLARICE, ALCIPPE
ALCIPPE
Ah, Clarice! ah , Clarice ! inconstante ! volage !
a.AKICE, à part, le premier vers.
Aurait-il deviné déjà ce mariage?
Alcippe, qu'avez-vous.' qui vous fait soupirer?
ALCIPPE
Ce que j'ai, déloyale! eh! peux-tu l'ignorer? Parle à ta conscience ; elle devrait l'apprendre...
CLARICE
Parlez un peu plus bas , mon père va descendre.
ALaPPE.
Ton père va descendre , âme double et sans foi ' !
■ Tout cela parait cboqner un peu la bienséance , mais on pardonne au temps où CornelUe écrivait : on tutoyait alors au tbédtre. Le lutùiement, qui rend le discours plua serré, plus vil, a sonvent de fa noblesse et de la force dans la tragédie ; on aime à voir Rodrigue et Cbimène l'employer. Remarquez cependant que l'élégant Racine ne se [leimet guère le tutoiement que quand un père Irrité parle à son Ois, ou un maître â un confident, ou quand une amante emportée se plaint à son amant.
Je ne C'^ point aimé! Cruel , qa'ai-je donc fait ? Hermlone dit :
Xe devais-tn pa* lire aa Tond de ma pensée f
Phèdre dit :
Eb bien ,' roDoais d»nc Pliedre et toute sa fureur.
Mais Jamais Acbillc, Orcste, Britannicus, etc., ne tutoient leurs lualtresscs. A plus forte ralsoa cette madière de s'e^iprimei d«it-eUe ùire