‹ Théâtre de Pierre et de Thomas Corneille. Avec notes et commentairesChapitre 8 sur 386 · CHIMÈNE, ELVIRE · texte numérisé non relu

CHIMÈNE, ELVIRE

CHIMÈKE.

Ehire, m'as-lu l'ait un rapport bien sincère? Ne déguises-tu rien de ce qu'a dit mon [>ère.'

ELVIKE.

Tous mes sens à moi-même en sont encor cliarmés :

' Remarquez que la scène est tantôt au palais du roi, tantôt dans Ij aiaison du comte de Gormas, tantôt dans la ville; mais, comme je le dis ailleurs, 1 unité de lieu serait observée aux yeux des spectateurs, si on avait eu des théâtres dignes de Corncillt, semblables à celui de Vicence, qui représente une ville, un palais , des rues, une place, etc.; car cette unité ne consiste pas a représenter toiile l'action dans un cabinet, dans une chambre , mais dans plusieurs endroits contigus que l'œil puisse apercevoir sans peine ( V. )

^ Dans l'origine, le Cid portait le titre de tragi-comédie , et s'ouvrait par un<î scène entre le comte de Gormas et Elvire, dans laquelle Corneille mettait en dialogue ce que Chimène apprend par le récit de a suivante; en cliangeant la forme de son exposition, l'auteur donna plus de rapidité à son action, i V -J

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