S.\BL\E
Écoutez un peu moins ces ardeurs généreuses, Et nf! nous rendez point tout à fait malheureuses.
LE VIEIL nOKACE.
Sabine , votre cœur se console aisément ; Nos malheurs jusqu'ici vous touchent faiblement. Vous n'avez point encor de part à nos misères ; Le ciel vous a sauvé votre époux et vos frères : Si nous sommes sujets , c'est de votre pays : Vos frères sont vainqueurs quand nous sonunes trahis; Et, voyant le haut point où leur gloire se monte. Vous regardez fort peu ce (jui nous vient de honte. •Mais votre trop d'amour pour cet infâme époux Vous donnera bientôt à plaindre comme à nous : Vos pleurs en sa faveur sont de faibles défenses ; J'atteste des grands dieux les suprêmes puissances. Qu'avant ce jour fini , ces mains , ces propres mahis Laveront dans son sang la honte des Romains.
ftrc. Mais la nature n'est pas faible quand elle dit ce qu'elle doit diie y\..K H.)
' II faut, dans la rigueur , a flétri sa gloire : mais a sa gloire fletrii <'st plus beau, plus politique, plus éloigné du langage ordinaire, san«! «auser d'obscurité. (V.; » Après ce lâche tour est une expression trop triviale. < V.) 3 Ces derniers mots se rapportent naturellement à la honte; mais on ne rompt point le cours d'une honte : il faut doue qu'ils tombent sur chaque instant de sa vie, qui est plus haut, niais;e romprai bien le cours de chaque instant de sa vie, ne peut se dire, nien sijiniûe , dans ces occasions, fortement ou aisément : Je le punir bien .je 1 empêcherai bien-
142 UORACt.
SABINE
Suivons-le promplemcnt , la colère l'emporte. Dieux ! verrons-nous toujours des malheurs de la sorte Nous faudra-t-il toujours en craindre de plus grands, El toujours redouter la main de nos parents ■?