EL AMIN EUS , ARSINOÉ, ATTALE
ARSINOÉ
Seigneur, c’est remporter une haute victoire Que de rendre un amant capable de me croire :
J’ai su le ramener aux termes du devoir,
Et sur lui la raison a repris son pouvoir.
1 Mettre des bras sous une tête ! (V.)
* Un attentat qit'un crime d'Êtatfait sur une grandeur, c'est ô la fois un solécisme et un barbarisme. (V.)
3 Un ombrage qui a détruit Carthage! (V.)
4 Des raisons qu*on ne peut forcer, c’est un barbarisme. (V.)
5 Assurer des jaloux ne s’entend point. Quelque sens qu’on donn à cette phrase , elle est inintelligible. (V.)
6 Cette scène paraît jeter un peu de ridicule sur la reine. Flaminius vient l’avertir, elle et son fils, qu’il n’est pas sage de parler de' toute autre chose que d’une sédition qui est à craindre, et lui cite de vieux exemples de l’histoire de Rome ; au lieu de s’adresser au roi , il vient parler à sa femme : c’est traiter ce roi en vieillard de comédie qui n'est pas le maître chez lui. (V.)
4lCTE V, SCÈNE III.
FLAMINIUS
Madame , voyez donc si vous serez capable De rendre également ce peuple raisonnable.
Le mal croît ; il est temps d’agir de votre part,
Ou quand vous le voudrez , vous le voudrez trop tard.
Ne vous figurez plus que ce soit le confondre Que de le laisser faire, et ne lui point répondre. :
P.ome autrefois a vu de ces émotions,
Sans embrasser jamais vos résolutions.
Quand il fallait calmer toute une populace ,
Le sénat n’épargnait promesse ni menace ,
Et rappelait par là son escadron mutin Et du mont Quirinal et du mont Aventin ,
Dont il l’aurait vu faire une horrible descente,
S’il eût traité longtemps sa fureur d’impuissante.
Et l’eût abandonnée à sa confusion,
Comme vous semblez faire en cette occasion.
ARSINOÉ
Après ce grand exemple en vain on délibère :
Ce qu’a fait le sénat montre ce qu’il faut faire ;
Et le roi... Mais il vient.