PRUSIAS, NICOMÈDE, ARSINOÉ, LAODICE, FLAMI¬ NIUS, ATTALE, CLÉONE
NICOMÈDE
Tout est calme , seigneur ; un moment de ma vue
1 Corneille dit lui-même , dans son Examen , qu’il avait d’abord fini sa pièce sans faire revenir l’ambassadeur et le roi ; qu’il n’a fait ce changement que pour plaire au public , qui aime à voir à la fin d’une pièce tous les. acteurs réunis : il convient que ce retour avilit encore plus le caractère de Prusias, de même que celui de Flaminius , qui se trouve dans une situation humiliante, puisqu’il semble n’ètre revenu que pour être témoin du triomphe de son ennemi. Cela prouve que le plan de cette tragédie était impraticable. (V.)
2 La pensée est très-mal exprimée: il fallait dire, Üavissons-leur en mourant la gloire d’ordonner de notre sort (V.)
3 Manquer à remplir l'effort d’une estime! On ne voit point cette foule de barbarismes dans les belles scènes des Horaces et de Cinna. Par quelle fatalité Corneille écrivait-il toujours avec plus d’incorrection , a mesure que la langue se perfectionnait sous Louis XIV? Plus son goût et son style devaient se perfectionner , et plus ils se corrompaient. tV.)