‹ Théâtre de Pierre et de Thomas CorneilleChapitre 5 sur 417 · LAONICE, TIMAGÈNE · texte numérisé non relu

LAONICE, TIMAGÈNE

LAONICE

Enfin ce jour pompeux , cet heureux jour nous luit, Qui d’un trouble si long doit dissiper la nuit1 ;

Ce grand jour où l’hymen , étouffant la vengeance. Entre le Parthe et nous remet l’intehigence, Affranchit sa princesse , et nous fait pour jamais

* A ce magnifique début , qui annonce la réunion entre la Perse et la Syrie, et la nomination d’un roi, etc., on croirait que ce sont des princes qui parlent de ces grands intérêts ( quoiqu’un prince ne dise guère qu’un jour est pompeux J : ce sont malheureusement deux subalternes qui ouvrent la pièce. Corneille, dans son examen, dit qu’on lui reprocha cette faute : il était presque le seul qui eût appris aux Franyaisvà juger ; avant lui , on n’était pas difficile. Il n’y a guère de connaisseurs quand il n’y a point de modèles. Les défauts de cette exposition sont : i° qu’on ne sait point qui parle; 2° qu’on ne sait point de qui l’on parle ; r>® qu’on ne sait point où l’on parle. Les premiers vers doivent mettre le spectateur au fait, autant qu’il est possible. (Y.)

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