‹ Theatre de Regnard (volume 2)Chapitre 137 sur 434 · LE CHEVALIER, LÉANDRE, CLARICE , CARLIN · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER, LÉANDRE, CLARICE , CARLIN

LE CHEVALIER , embrassant Lcandre.

Hé ! bonjour, mon ami. Quelle heureuse rencontre !

LÉANDRE , au chevalier. ^

Monsieur, avec plaisir...

( à Carlin. )

Quel est cet homme-là ?

CARLIN

C’est le chevalier.

LÉANDRE

Ahl

LE CHEVALIER

Quoi ! ma sœur, te voilà ?

Je t’en sais fort bon gré. Viens-tu , par inventaire,

Du cœur de tou amant te porter héritière ?

CLARICE

Mais, dis-moi , seras-tu toujours fou , chevalier ?

C’est un charmant objet qu’un nouvel héritier ;

Et le noir est pour moi la couleur favorite :

Un amant en grand deuil a toujours son mérite;

Et quand comme Carlin on serait mal formé,

Du moment qu’on hérite , on est sûr d’être aimé.

CARLIN

Comment, comme Carlin! Sachez que, sans reproche. Votre comparaison est odieuse , et cloche.

Chacun vaut bien son prix. Carliu,daus certains cas,

Pour certains chevaliers ne se donnerait pas.

LE CHEVALIER, à Carlin.

Tu te lâches, mon cher ! il faut que je t’embrasse.

L’oncle a donc làit la chose enfin de bonne grâce ?

As tu trouvé le coffre à ton gré copieux P Sesécus, ses louis, étaient-ils neufs, ou vieux?

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