ACTE V, SCÈNE IX
Je vous trouve plaisant! Au gré de mes souhaits Je ne pourrai donc pas disposer de ma fille ?
Monsieur, je ne veux point de fou dans ma famille.
LE CHEVALIER
Là , là... doucement.
Mmc CROCNAC.
Paix...
ISABELLE
Ma mère...
Mmc CROGNAC.
Taisez- vous.
LE CHEVALIER
Un peu de naturel.
Mmc CROGNAC.
Non.
VALÈRE, à madame Grogoac.
Calmez ce courroux.
Mme CROGNAC, à Valère.
Vous, calmez, s’il vous plaît, votre langue indiscrète, Ennuyeux harangueur. C’est une affaire faite ,
Monsieur sera mon gendre. Et , pour me délivrer Des importunités qui pourraient trop durer.
J’ai mandé tout exprès en ces lieux un notaire.
LE CHEVALIER
Moi , je m’inscris en faux contre ce qu’il peut faire.
Mm« CROGNAC.
Mais où sommes-nous donc?
(à Léandre. )
Vous, monsieur le distrait, Vous êtes là debout planté comme un piquet.
VALÈRE
Il ne répond point trop aux offres que vous faites.
Mme CROGNAC, à Valère.
Monsieur, guérissez-vous des soucis où vous êtes : Quand il ne voudrait point encor se marier,
Je n’aurai point recours à votre chevalier,
Un fat dont la conduite est tout impertinente.
VALÈRE , à part.
Et qui lui fait danser quelquefois la courante.
Mn‘* CROGNAC.
Un petit libertin qui doit de tous côtés,
LE DISTRAIT
Un étourdi fieffé.
LE CHEVALIER , à madame Grognae.
Passons les qualités.
Cela ne rendra pas le contrat moins valide.