I.ISETTE
Elle n’en est pas loin.
MERLIN
C'est comme je la veux , four donnera mon art un exercice heureux.
LÉONOR
Pour des Bretons , monsieur, gardez votre science. •
J’ai tout ce qu’il vous faut autant qu’homme de [France. Tout Breton que je suis, je sais votre besoin.
LISETTE, à l.conor.
Ne le renvoyons pas , puisqu'il vient de si loin.
MERLIN
Dans un concert d’hymen , lorsque quelqu’un discorde , Je sais juste baisser ou hausser une corde;
Nui ne sait de l’amour mieux le diapason , *
Ni mettre, comme moi, deuxeenurs à l’unisson.
LISETTE
Oh ! vous aurez grand’peine, avec votre industrie,
A faire ici chanter deux amants en partie.
MERLIN
J’ai dans cet étui-là, madame, un instrument Qui calmerait bientôt vos maux assurément:
Il est doux , amoureux , insinuant et tendre;
11 va tout droit au cœur.
LISETTE
Ne peut-on point l’entendre?
LÉONOR
Ah ! laisse-moi , Lisette, en proie à mon malheur.
LISETTE
Madame, un air ou deux calment bien la douleur. Écoutez-le, de grâce , un seul moment sans peine;
E t , s’il ne vous plaît pas , soudain je le rengaine.
(Il ouvre l’etui dans lequel est Valèrc.) Cet instrument , madame , est-il de votre goiïl?
LÉONOR
Que vois-je? c’est Valère!
LISETTE
Et Merlin!