CL1TANDRE, GÉRONTE, LE MARQUIS, MERLIN
Mmc BERTRAND.
CÉRONTE.
Et mon fripon de fils 1 Ah ! misérable !
CLITANDRE
Il ne faut pas, mon pèro, abuser plus longtemps de votre
' Dans l’édition originale, celte pièce n’est divisée qu en dixneuf scènes.
SCfcNIi XXIII.
crédulité. Tout ceci est un effet du -zèle et de l’imagüalion de Merlin pour vous empêcher d’entrer chez vous , où j’étais avec Lucile , dans le dessein de l'épouser. Je vous demande pardon de ma conduite passée : consentez à ce mariage , je vous prie : on vous rendra votre argent ; et je promets que vous serez content de moi dans la suite.
CÉRONTE , à Merlin.
Ah ! peudard , tu te moquais de moi !
MERLIN
Cela est vrai , monsieur.
Mme BERTRAND
Lucile est ma nièce ; et si votre fils l’épouse , je lui donnerai un mariage dont vous serez content.
céronte.
Pouvez-vous donner quelque chose, et n’ètes-vous pas interdite?
merlin.
Elle ne l’est que de ma façon.
Quoi! la maison...
MERLIN , se touchant le front.
Tout cela part de là.
GÉRONTE
Ah ! malheureux ! Mais... qu’on me rende mon argent , je me sens assez d’humeur à consentir à ce que vous voulez : c’est le moyen de vous empêcher de faire pis.
LE MARQUIS
C’est bien dit; cela me plaît. Touchez là, monsieur Géronte; vous êtes un brave homme ; je veux boire avec vous : allons nous remettre 1 à table. Cela est heureux, que vous soyez venu tout à propos pour être de la noce.
' Remettre est conforme à l’édition originale et à celle de I7j». Dans les autres éditions on lit: /liions nous mettre « lu h le.