‹ Theatre de Regnard (volume 2)Chapitre 255 sur 434 · ISETTE, bas à Albert · texte numérisé non relu

ISETTE, bas à Albert

Si vous lui résistez, elle est fille, peut-être,

A s’aller, de ce pas , jeter par la fenêtre.

ALBERT, bas.

D'accord.

LISETTE, bas.

Il me souvient que vous avez tantôt Reçu ces cent louis, ou du moins peu s’en faut : Quel risque à ses désirs de vouloir condescendre ?

ALUERT, bas.

Il est vrai qu’à l’instant je pourrai lui reprendre, (haut, à Agathe.)

Tiens, voilà cet argent : va, puissent au procès Ces cent louis prêtés donner un bon succès'

AGATHE , prenant la bourse.

Je suis sûre à présent du gain de notre affaire : Mais ce secours m’était tout à fait nécessaire. Donne à mon procureur, Lisette , cet argent :

Je crois qu’à me servir il sera diligent.

LISETTE

Il u’y manquera pas.

ÉRASTE

Comptez aussi, madame,

Que je veux vous servir, et de toute mon âme.

ACATnE.

Je reviens sur mes pas en habit plus décent ,

Pour aller avec vous , dans ce besoin pressant , Solliciter mon juge, et demander justice.

(à Albert.)

Adieu. Qu’un jour le ciel vous rende ce service! Qu’une veuve est à plaindre, et qu’elle a de tourments, Quand elle a mis au jour de mauvais garnements!

LES FOLIES AMOUREUSES

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