‹ Theatre de Regnard (volume 2)Chapitre 35 sur 434 · GILLETTE, GÉRONTE, SOTENCOUR, MERLIN, LE BARON, ET TOCS LES MASQUES · texte numérisé non relu

GILLETTE, GÉRONTE, SOTENCOUR, MERLIN, LE BARON, ET TOCS LES MASQUES

GILLETTE

Au secours ! au secours ! votre fille , on l’emporte ;

Des carêmes-prenants lui font passer la porte.

GÉRONTE

Que dis-tu là?

GILLETTE

Je dis que quatre hommes , là-bas ,

La font aller, monsieur, plus vile que le pas.

GÉRONTE

Quoi! ma fille...

GILLETTE

Oui , monsieur.

SOTENCOUR.

La plaisante nouvelle 1

Tu rêves : tiens , voilà que je danse avec elle.

merlin.

Monsieur, laissez la dire; elle a perdu l’esprit.

CILLETTE.

Non , vous dis-je.

SOTENCOUR.

On te dit que, dessous cet habit,

C’est Lconor.

# CILLETTE.

Eh non ! je n’ai pas la berlue ,

LE BAL

Je vi«n* de la quitter à l’instant dans la rue.

Au diable la pécore avec ses visions!

Il faut te détromper de tes opinions.

Tiens, voilà Léonor.

(Il ôle le masque à la prétendue Léonor, et on reconnaît le Baron.) »

LE BARON

Serviteur.

SOTENCOUR.

C’est le diable.

LE BARON

Prêt à vous emporter, mais pourtant fort traitable.

Vous mé dévez, cherchons quelque accommodement.

.l’ai votré Léonor pour mou nantissément,

Et jé la fais conduire au château dé la Garde.

Dé 1 argent, jé la rends; point d’argent, jé la garde.

GÉRONTE

On m’enlève ma fille! Au secours! au voleur!

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