‹ Theatre de Regnard (volume 2)Chapitre 396 sur 434 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

GÉRONTE, CRISPIN, LISETTE

CÉRONTE , appuyé sur Lisette.

Je ne puis revenir encor de ma faiblesse :

Je ne sais où je suis : l’éclat du jour me blesse u Et mon faible cerveau , de ce choc ébranlé, .

Par de sombres vapeurs est encor tout troublé.

Ai-je été bien longtemps dans cette léthargie?

Pas tant que nous croyions. Mais votre maladie Nous a tous mis ici dans un dérangement,

Uneagitation , un soin , un mouvement

Qu’il n’est pas bien'aisé , dans le fond , de décrire.

Demandez à Crispin, il pourra vous le dire.

crispin.

Si vous saviez , monsieur, ce que nous avons fait, Lorsque de votre mal vous ressentiez l'effet,

La peine que j’ai prise, et les soins nécessaires Pour pouvoir, comme vous, mettre ordre à vos affaires, Vous seriez étonné; mais d’un étonnement A n’en pas revenir sitôt assurément.

GÉRONTE

Où donc est mon neveu? Son absence m’ennuie.

CRISPIN

Ah ! le pauvre garçon , je crois, n’est plus en vie.

GÉRONTE

Que distu là? Comment?

CRISPIN

Il s’est saisi si fort ,

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