ÉRASTE, GÉRONTE , CRISPIN, LISETTE
CRIsriN , à Éraste.
Le ciel vous l’a rendu.
ÉRASTE
Hélas ! à ce bonheur me serais-je attendu ?
Je revois mou cher oncle; et le ciel, par sa grâce,
Sensible à mes douleurs, permet que je l’einbrassel Après l’avoir cru mort, il parait à mes yeux !
Hélas ! mon cher neveu , je n’en suis guère mieux :
Mais je rends grâce au ciel de prolonger ma vie.
Pour pouvoir maintenant exécuter l’envie De te donner mon bien par un bon testament.
LISETTE
Ce garçon-là , monsieur, vous aime tendrement.
Si vous aviez pu voir les syncopes, les crises Dont, par la sympathie, il sentait les reprises,
11 vous aurait percé le cœur de part en part.
CRISPIN
Nous en avons , tous trois , eu notre bonne part.
LISETTE
Enfin le ciel a pris pitié de nos misères.