‹ Theatre de Regnard (volume 2)Chapitre 44 sur 434 · ACTE ], SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE ], SCÈNE III

Étant lüs de famille, ayant encor son père ,

Qu’il vive comme il fait, et que, comme un banni , Depuis un an il loge en un hôtel garni P HECTOR.

Eh ! vous y logez bien , et vous et votre clique t

NÉfïlNE.

Est-ce de même, dis? Ma maîtresse Angélique ,

Et la veuve sa sœur, ne sont dans ce pays Que pour un temps, et n’ont point de père à Paris.

nECTOR.

Valère a déserté la maison paternelle ,

Mais ce n’est point à lui qu’il faut faire querelle;

Et si monsieur son père avait voulu sortir,

Nous y serions encore , à ne t’en point mentir.

Ces pères , bien souvent, sont obstinés en diable.

NÉRINE

11 a tort, en effet, d’ôtre si peu traitable.

Quoi qu’il en soit , enfin , je ne t’abuse pas ,

Je fais la guerre ouverte ; et je vais , de ce pas ,

Dire ce que je vois , avertir ma maîtresse Que Valère toujours est faux dans sa promesse ;

Qu’il ne sera jamais digne de ses amours ;

Qu’il a joué , qu’il joue, et qu’il jouera toujouis. Adieu.

HECTOR

Bonjour.

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