‹ Theatre de Regnard (volume 2)Chapitre 8 sur 434 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MERLIN, seul.

Me voici dans Cliaronne , et voilà le logis Où l’amour nous conduit : gardons d’être surpris.

11 fait , ma foi , bien chaud , j’ai bien eu de la peine. Je suis venu sans boite. Ouf! je suis hors d’haleine. Je risque dans ce lieu bien plus qu’au cabaret. Monsieur Géronle a l’air d’un petit indiscret :

S’il me voit, ce vieillard m'éconduira peut-êlro Fort incivilement. D’ailleurs aussi mon maître Est un autre brutal qui n’enlctid point raison ,

Et veut être introduit ce soir dans la maison.

Entre ces deux écueils, je le donne au plus sage A pouvoir se sauver ici de quelque orage- Qu’on est fou ! pour un antre aller risquer son dos ! Ab ! qu’un grand philosophe a dit bien à propos Qu’un bon valet était une pièce bien rare!

LF. BAL.

On di.t que pour la noce ici tout se prépare.

Je veux , en tapinois, faire la guerre à l’œil.

Déjà la Nuit commence à s’habiller de deuil.

Lisette dans ces lieux m’a promis de se rendre , Pour savoir.quel parti mon maitre pourra prendre. Mais j’entrevois quelqu’un

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