‹ Théatre de Regnard (volume 3)Chapitre 129 sur 404 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

LE CHEVALIER, LÉ ANDRE, CLARIGE, CARLIN. LE CHEVALIER , embrassant Léaodre.

Hé ! bonjour, mon ami. Quelle heureuse rencontre I

LÉANDRE , au chevalier.

Monsieur, avec plaisir...

( à Carlin. )

Quel est cet hoaune-là ?

CARLIN

C'est le chevalier.

LÉANDRB.

Ah!

LE CHEVALIER

Quoi ! ma sœur, te voilà .' Je t*en sais fort bon gré. Viens-tu , par inventahre , Du cœur de ton amant te porter héritière ?

* CLARICB.

Mais, dis-moi, seras-tu toujours fou, cheyalier.'

LE CHEVAUER.

C'est un charmant objet qu'un nouvel héritier; Et le noir est pour moi la couleur favorite : Un amant en grand deuil a toujours son mérite; Et quand comme Carlin on serait mal formé, Du moment qu'on hérite, on est sûr d'être aimé.

CARLIN

Comment, comme CarlUi! Sachez que, sans reproclie, Votre comparaison est odieuse, et cloche. Chacun vaut bien son prix. Carlin, dans certains cas, Pour certains chevaliers ne se donnerait pas.

LE CHEVALIER, à Carlin.

Tu te fâches, mon cher I il faut que je l'embrasse. L'oncle a donc fait 1% chose enfin de bonne grâce? As- tu trouvé le coffre à ton gré copieux ? bes écus, ses louis, étaient-ils neufs, ou vieux ?

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