‹ Théatre de Regnard (volume 3)Chapitre 169 sur 404 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LE CHEVAUiai, ISABELLE, LISETTE.

LE CHETALIER, à Isabelle.

Eh biéo ! la mère encor fait-elle le lutin? Pourrons-nous nous soustraire à son brusque chagrin ?

ISABEMiE.

Vous savez son humeur. Ah ! juste ciel ! je tremble ; Elle peut revenir et nous trouver ensemble.

LE CHEVALIER

Que ce soin ne vous fasse aucune impression : Je vous prends en ces lieux sous ma protection. N'étes-Tous pas ma femme? Et, pour hâter les choses, J*ai dressé le contrat moi-^mème avec les clauses, Dont mon oncle est porteur.

LISETTE

Tout est bien avancé, Puisque déjà par vous ie contrat est dressé ; Et Taveu de la mère est une bagatelle.

ISABELLE

Nous aurons de la peine à venir à bout d*elle.

LE CHEVALIER

Avant d'accorder tout à mon juste transport , Je veux sur son. esprit faire un dernier effort. Me jeter à ses pieds , lui dire mes alarmes , Crier, gémir, pleurer; car j'ai le don des larmes. Lisette m'appuiera. Malgré spn noir chagrin , Nous la flatterons tant, qu'il faudra bien enfin Qu'elle me cède un bien dont mon amour est digne.

LISETTE

Bon 1 bon ! plus on ia flatte, et plus elle égratigne ; C'est un esprit rétif, et qu'on ne réduit pas. Mais je vois votre sœur tourner ici ses pas.

SCÈlNE IV.

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