SCÈNE XI
Si j*échappe une fois , je yeux avoir sa vie. Laissez...
(Il doDDe sur les doigts de Sotencour.)
SOTENCOOR.
Si je te tiens , je veux être empalé.
HERLlNy revenant.
Comment I me soutenir que mon air est pillé : Un air délicieux , que j'estime , que j'aime , £t que j'ai pris plaisir à composer moi-même Dans Quimper-Corentin !
GÉRONTE
Il a tort.
LISETTE
Entre nous , Cela ne se dit point.
Là, là, consolez-voiis, Ce n*est pas un grand mal; on ne voit point, en France, Punir de ces larcins la fréquente licence. Mais que vois-je ? est-ce à vous ce petit instrument?
MERLIN
Pour vous servir, monsieur,
SOTENCOUR.
J'en joue élégamment Je vais vous régaler d'un petit air.
MERLIN, l'arrêtant.
De grâce, Jeue puism'arrôter... Il faut...
SOTENCOUR.
Sur cette basse , Je veux quel'ou m'entende nu moment préluder.
MERLIN
Vous seriez trop longtemps, monsieur, à raccorder; Et , de plus , mon valet a la clef dans sa poclie.
SOTENCOUR.
Tons ces gens-là sont faits do croche et d'anicroche.' Je vous dis que je veux ...
LISETTE
Vous en jouerez fort mal ; L'instrument est breton.
Et tant soit peu brutal :
Vous l'entendrez tantôt, je me ferai connaître; Et TOUS Terrez pour lors quel homme je puis être.
SOTENCOUR.
Quoil TOUS voulez, monsieur, donner concert céans?
MERLIN
Je cherche à me produire aux yeux d'habiles gens.
SOTGNCOOR.
Vous Tenez tout à point Ce soir je me marie : De la noce et du bal souffrez que je tous prie.
MERUN.
Volontiers : j*y prétends figurer comme il faut.
LISETTE, à Merlin.
Faites toujours porter Totre instrument là-haut.
SOTENCOUR, à Merlin.
AUons, venez , monsieur ; je m'en Tais tous conduire : Moi-même , dans te bal , je toux tous introduire.
MERUN , en reportant son étui.
Et je m'introdukai de moi-mtoie au soupe.
( à part. )
Ma foi , nous et l'étui, l'aTons bien échappé.