‹ Théatre de Regnard (volume 3)Chapitre 177 sur 404 · ACTE V, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IX

Je tous trouYe plaisant ! Au gré de mes souhaits Je ne pourrai donc pas disposer de ma fille ? Monsieur, je ne veux point de fou dans ma famille.

LE CHEYAUER.

Là , là... doucement.

M(°« GROGnAG.

Paix...

ISABELLE

Ma mère...

U^^ GROGNAC.

Taisez-YOtts.

LE CHEYALIER.

Un peu de naturel.

M"»» GROGNAC.

Non.

YALàRB , à madame GrogDac.

Calmez ce courroux.

H<"« GROGNAC , à Yalère.

VOUS, calmez, s'il yous platt, Yotre langue indiscrète, Ennuyeux harangueur. C'est une affaire faite , Monsieur sera mon gendre. Et, pour me délivrer Des importunités qui pourraient trop durer. J'ai mandé tout exprès en ces lieux un notaire.

LB CHEVALIER

Moi, je m'inscris en faux 6ontre ce qu'il peut faire.

U^* GROGNAC.

Mais où 8ommes>nou8 donc?

(àLéandre.)

Vous, monsieur le distrait.

Vous êtes là ddwut planté comme un piquet.

YALÈRE.

Il ne répond point trop aux ofTres que vous faites.

M"»» GROGNAC, à Valère.

Monsieur, guérissez-vous des soucis où yous êtes : Quand il ne voudrait point encor se marier. Je n'aurai point recours à votre chevalier. Un fatvdont la conduite est tout impertinente.

YALÈRE , à part.

Et qui lui fait danser quelquefois la courante.

M™* GROGNAC

Un petit libertin qui doit de'tous côtés,

Un étourdi fieffé.

LE CHBYâLIER , à madame GrogDac.

Passons les qualités.

Cela ne rendra pas le contrat moins valide.

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