‹ Théatre de Regnard (volume 3)Chapitre 26 sur 404 · BARON, ET TOCS LES MASQUES · texte numérisé non relu

BARON, ET TOCS LES MASQUES

GILLETTE

Au secours! au secours! votre fille, on l'emporte; Des carêmes-prenants lui font passer la porte.

GÉRONTE

Que dis-tu là?

GILLETTE

Je dis que quatre hommes , là-bas , La font alier, monsieur, plus vite que le pas.

GÉRONTE

Quoi! ma fille...

GILLETTE

Oui, monsieur.

SOTENCOUR.

La plaisante nouvelle 1 Ja rêves : tiens , voilà que je danse avec elle.

HERLIN.

Monsieur, laissez la dire; elle a perdu l'esprit.

GILLETTE

Non , vous dis-je.

SOTENCOUR.

On te dit que, dessous cet habit, C'est Léonor.

GILLETTE

Eh non ! je n'ai pas la berlue^

Je Tiens de la quitter à l'instant dans la rue.

SOTENGOUR.

Au diable la pécore avec ses Ytsions!

Il faut te détromper de tes opinions.

Tiens, voilà Léonor.

(11 6te le masqae k la prétendue Léooor, et on reconnut le Baron.)

LE haron.

Serviteur.

SOTENGOUR.

C'est le diable.

LE^BÂRON.

Prêt à vous emporter, mais pourtant fort traitable.

Vous mé devez, cherchons quelque accommodement.

J'ai votre Léonor pour mou nantissement ,

Et je la (ais conduire au ch&teau delà Garde.

l>é Taisent, je la rends; point d'argent, je la garde.

GÉRONTE

On m'enlève ma fille I Au secours 1 au voleur I

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