BARON, ET TOCS LES MASQUES
GILLETTE
Au secours! au secours! votre fille, on l'emporte; Des carêmes-prenants lui font passer la porte.
GÉRONTE
Que dis-tu là?
GILLETTE
Je dis que quatre hommes , là-bas , La font alier, monsieur, plus vite que le pas.
GÉRONTE
Quoi! ma fille...
GILLETTE
Oui, monsieur.
SOTENCOUR.
La plaisante nouvelle 1 Ja rêves : tiens , voilà que je danse avec elle.
HERLIN.
Monsieur, laissez la dire; elle a perdu l'esprit.
GILLETTE
Non , vous dis-je.
SOTENCOUR.
On te dit que, dessous cet habit, C'est Léonor.
GILLETTE
Eh non ! je n'ai pas la berlue^
Je Tiens de la quitter à l'instant dans la rue.
SOTENGOUR.
Au diable la pécore avec ses Ytsions!
Il faut te détromper de tes opinions.
Tiens, voilà Léonor.
(11 6te le masqae k la prétendue Léooor, et on reconnut le Baron.)
LE haron.
Serviteur.
SOTENGOUR.
C'est le diable.
LE^BÂRON.
Prêt à vous emporter, mais pourtant fort traitable.
Vous mé devez, cherchons quelque accommodement.
J'ai votre Léonor pour mou nantissement ,
Et je la (ais conduire au ch&teau delà Garde.
l>é Taisent, je la rends; point d'argent, je la garde.
GÉRONTE
On m'enlève ma fille I Au secours 1 au voleur I