ACTE II, SCÈÎ<ïE XI
CLI8T0REL
Il T0118 faudrait encore, Malgré vos cheveux gris, quelques grains d'ellébore. On m'a dit par la Tille , et c'est un fait certain , Que de vous marier tous formez le dessein.
USBTTB.
Quoi ! ce n'est que cela ?
CUSËOÊLBLi
Comment donc? dans la vie.
Peut-on faire jamais de plus haute folie?
' GÉK(»1TE.
£t quand cela serait ! pourquoi vous récrier.
Vous que depuis un mois on vit remarier? ^
CLISTOREL
Vraiment, c'est bien de même! ÂTe^-Tous le courage Et la mâle Tigueur requise en maiiage ? Je vous trouve plaisant I et vous aTez raison De faire aTCcque moi quelque comparaisou ! J'ai fait quatorze enfants à ma première femme , Madame Clistorel (Dieu veuille EToir son âme) ; Et si dans mes traTaux la mort ne me surprend , J'espère à la seconde en faire encore autant.
LISETTE
Ce sera très-bien fait.
CLISTOREL
Votre corps cacochyme N'est poiut fait, croyez-moi, pour ce genre d'escrime. J'ai lu dans Hippocrate , il n'importe eu quel lieu. Un aphorisme sûr; il n'est point de milieu : « Tout Tieillard qui prend fille alerte et trop fringautc, « D6 son propre couteau sur ses jours il attente. » Virgo Hbidinosa senem jugulât.
Quoi ! monsieur Clistorel , tous savez du latin ! Vous pourriez , dans un jour, tous faire médecin.
CLISTOREK.
Moi ! le ciel m'en préserTe,! et ce sont tous des ânes , Ou du moins les trois quarts : ils m'ont fait cent chicanes Au procès qu'ils nous ont sottement intenté ; Moi seul j'ai fait bouquer toute la Faculté. Ils Toulaient obliger tous les apothicaires
A faire et mettre en place eux-mêmes leurs dystères. Et que tous nos garçons ne fussent qu'assistants.
LISETTE
Fi donc ! ces médecins sont de plaisantes gens !