H. GASPARD. 4|P
C'est à TOUS maintenant, s*il vous plaît , de nous dire Leislegs qu'au testament vous voulez faire écrire.
CRISPTN.
C'est à quoi nous allons nous employer dans peu. Je nomme , j'institue Éraste , mon neveu , Que j'aime tendrement, pour mon seul légataire , Unique, universel.
ÉRASTE f afTecUiiit de pleurer.
O douleur trop amère I
GRISPIN.
Lui laissant tout mon bien , meubles, propres , acquêts , Vaisselle, ai^nt comptant, contrats, maisons, billets; Déshéritant, en tant que besoin pourrait ètro. Parents , nièces , neveux , nés aussi bien qu'à naître , Et même tous bâtards, à qui Dieu fasse paix , S'il s'en trouvait aucuns au jour de mon décès. LIBETrE , alfectaot de la douleur.
Ce discours me fend l'âme. Hélas ! mon pauvre maître , Il faudra donc vous voir pour jamais disparaître!
ÉRASTE, de mèine.
Les biens que vous m'offrez n'ont pour moi nuls appas , S'il faut les acheter avec votre trépas.
CRTSPIN.
item. Je donne et lègue à Lisette présente...
LISETTE, de méiDe.
Ah!
CRISPIN
Qui depuis cinq ans me tient Heu de servante , Pour épouser Crispiu en légitime nœud , Non autrement...
LISETTE, torobaot comme évanouie.
Ah! ah!
CRISPIN
Soutiens-la, mon neveu.
Et, pour récompenser raffection, le zèle Que de tout temps , ponr moi , j'ai reconnus en elle...
LISRlTE, nffectanl de pleurer.
Le bon maître , grands dieux , que je vais perdre là !