II. SCRUPULE, lisant
« Quinze cents francs de rentes viagères , « Pour avoir souvenir de moi dans ses prières, m
GBISPINy seprosteraant aox pieds de Gérante.
Oui, je vous le promets, monsieur, à deux genoux , Jusqu'au dernier soupir je prierai Dieu pour vous. Voilà ce qui s'appelle un vraiment honnête homme < Si généreusement me laisser cette somme !
GÉRONTÇ.
Non ferai-je, parbleu! Que veut dire ceci.'
(au ootaire.) Moasieur, de tous ces legs je veux être éclairci.
H. SCRUPULE
Quel éclairdflsement voulez-vous qu'on vous donne? Et je n'écris jamais que ce que Ton m'ordonne.
GÉRONTB.
Quoi ! moi , j'aurais légué , sans aucune raison , Quinze cents francs dé rente à ce mattre fripon , Qu'Éraste aurait chassé s'il m'avait voulu croire ?
GRISPIN , toujours à genoux'.
Ne vous repentez pas d'une oeuvre méritoire. Voulez-vous , démentant un généreux effort, Être avaricieux même après v*tre mort.'
GÉRONTE
Ne m'a-t-on point volé mes billets dans mes poches ? Je tremble du malheur dont je sens les approches; Je n'ose me fouiller.
ÉRASTE, à part.
Quel funeste embarras!
(haut à Gérante.)
Vous les cherchez en vain , vous ne tes avez pas.
GÉRONTE , à Éraste.
OÙ sont-ils donc? Réponds.
ÉRASTE
Tantôt, pour Isabelle, Je les ai , par votre ordre exprès , portés chez elle.
RBGNARD. 37
éM LE LÉGATAIRE UNIVERSEL.
Par inon ordre!
ÉRASTE
Oni , moDsienr.
GÉRONTE
Je ne m^ souviens point.
GRisriN.
CTest votre léthargie.
GÉROMTB.
Oh ! je veux , sar ce point , Qu'on me (as«e raison. Quelles friponneries ! Je suis las, à la fin, de tant de léthargies.
(à Éraste.)
Cours chez elle ; dis- lui que , quand j'ai &it ce don , J'avais perdu l'esprit, le sens, et la raison.