‹ Théatre de Regnard (volume 3)Chapitre 60 sur 404 · ACTE II, SCËNB XIV. tS · texte numérisé non relu

ACTE II, SCËNB XIV. tS

■ '«LA RESSOfUICB.

Je ne pw.

HECTOR

Ab I que nous sommes fous I Tous ces gens-là , moatieiir, ont des cœurs de cailloux ; Sans des nantiMemento il ne laut rien prétendre.

VALÈBB.

Dis-moi donc , si tu veux , où je les pourrai prendie»

BECTOPI.

Attendez... Mais comment, avec tin coenr d'airain , Refuser un billet endossé de ma main?

Mais vois donc.

BBCTOn.

Laisse^moi; je cherche en ma boutique.

YALinB, bas i Hector.

Ecoute... Nous ayons le portrait d'Angâique. Dans le temps difflcite il fout un peu s*aider.

BEGTOR y bas a Valèr«.

Ah ! que dites-vous là? Vous devez le garder.

YAli»e , bas à Hecioc.

D'accord : honnêtement je ne puis m'en défaire.

■««« LA RE8S0€BGB.

Adieu. Quelque autre fois nous finirons l'alfaire.

VALàRE » à madame la Ressource.

Attendez donc.

( bas à Hector. ) Tu sais jusqu'où vont mes besoins.

iTftyaDt pas son portrait, Yea aimerai-je moins?

BBCTOR, bas à Valère.

Fort bien. Mais Toulez-vous que cette perfidie...

YALÈRE , bas à Hector.

Il est yrai. J'ai tantôt cette grosse partie De ces joueurs en fonds qui doivent s'assembler.

H"»* LA REfiSOjDRCE.

Adieu.

VALàRB, à madame la Ressource.

Demeurez donc : où voulezcvous aller ?

( bas à Hector. )

Je ferai de l'argent; ou celui de mon père, Quoi qu'il puisse arriver, nous tirera d'affaire.

HBOrOil , bas à Valère.

Que peut dire Angélique alor» qu'elle appreiidra Que de son cher portrait...

TÀLÈRE y bas i Hector.

£t qui le lui dira.' Dans une heure au plus tard nous irons le reprendre.

HECTOR y bas à Valère.

Dans une heure ?

T ALÈRE y bas à Hector.

Oui , Yraiment.

HECTOR y bas à Valère.

Je commence à me rendre.

▼ALÈRE, bas à Hector.

Je me mettrais en gage en mon besoin urgent

BECrcnt, bas à Valère, le considéraDt.

Sur cette nippe-là tous auriez peu d'argent.

YALÈRE , bas à Hector.

On ne perd pas toujours ; je gagnerai sans doute.

HECTOR , bas à Valère.

Votre raisonnement met le mien en déroute. Je sais que ce micmac ne vaut rien dans le fond.

YALÈRE , bas à Hector.

Je m'en tirerai bien , Hector, je t'en répond.

( A madame la Ressource, montrant le portrait d'Angélique.)

Peut-on , sur ce b^ou , sans trop de complaisance..

M'n<i LA RESSOURCE.

Oui, je puis maintenant prêter en conscience; Je Yois des diamants qui répondent dû pfèt , £t qui peuYent porter un modeste intérêt. Voilà les mille écus comptés dans cette bourse.

YALÈRE.

Je Yous suis obligé , madame la Ressource. Au moins , ne manquez pas de revenir tantôt. Je prétends retirer mon portrait au plus tôt.

Mme L\ RESSOITRCE.

Volontiers. Nous aimons à changer de la sorte. Plus notre argent fatigue, et plus il nous rapporte. Adieu , messieurs. Je suis tout à vous à ce prix.

( Elle sort.) HECTOR , à madame la Ressource.

Adieu , Juif , le plus Juif qui soit dans tout Paris.

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