GÉRONTE, HECTOR
HECTOR , tirant un papier roulé avec plusieurs aulres papiers. Voilà monsieur, un petit rôle Des dettes de mon maître. Il vous tieo^ sa parole. Comme vous le voyez , et croit qu'en tout ceci Vous voudrez bien , monsieur, tenir la vôtre aussi.
GÉRONTE
Çà, voyons, expédie au plus tôt ton affaire,
HECTOR
J'auftti fait en deux mots. L'honnête homme de père !
^h I qa*à notre secours à propos tous veoezl Encore un jour plus tard , nous étions minés.
GÉRONTE
Je le crois.
HECTOR
N'allez pas sur les points tous débattre; Foi d'honnéte garçon , je n'en puis rien rabattre : Les choses sont, monsieur, tout au plus juste prix ; De plus, je tous promets que je n'ai rien omis.
GÉRONTE
Finis donc.
HECTOR
Il faut bien se mettre sur ses gardes, a Mémoire juste et bref de nos dettes criardes , <c Que Mathiirin Géronte aurait tantôt promis « £t promet maintenant de payer pour son fils. »
Que je les paye ou non , ce n'est pas ton affaire. Lis toujours.
HECTOR
C'est , monsieur, ce que je m'en vais faire. « Item 9 doit à Richard cinq cents livres dix sous , « Pour gages de cinq ans , frais , mises , loyaux-coûts. »
GÉRONTE
Quel est ce Richard ?
HECTOR
Moi, fort à votre service.
Ce nom n'étant point fait du tout à la propice D'un valet de joueur, mon mi^tre de nouveau M'a mis celui d'Hector, du valet de carreau.
GÉRONTE
Le beau nomi II devait appeler Angélique Pallas, du nom connu de la dame de pique.
HECTOR
« Secondement , il doit à Jérémie Aaron , « Usurier de métier, Juif de religion... i^
GÉRONTE
Tout beau ! n'embrouillons peint , s'il vous platt , les afïàires: Je ne veux point payer les dettes usuraires.
HECTOR
Eh bien ! soit. « Plus, il doit à maints particuliers ,