V.1LÈRE
Ouvre , et lis au hasard.
HECTOR
Je vais le mettre en pièces.
VALÈRB.
Lis donc;
HECTOR, Ut.
«< Chapitre six Du mépris des richesses. « La forUme oflk« aux yeux des brillants mensongers;
t08 LE JOUEUR.
« Toas les biens d*id-bas sont faux et passagers; « Leur possession trouble , et leur perte est légère : « Le sage gagne ass^ quand il peut s'en défaire. « Lorsque Sénèque lit ce chapitre éloquent , Il avait, comme vous, perdu tout son argent.
TàLÈRB , se levaot.
Vingt fois le premier pris ! Dans mon coeur il s'élève Des mouvements de rage.
(U 8*assied. ) Allons, poursuis, achève.
HECTOB.
u L'or est comme une fonme ; on n'y saurait toucher, K Que le cœur, par amour, ne ^'y laisse attacher.
I L\ui et Tautre en ce temps, sitôt qu'on les manie , ft Sont deux grands rémoras pour la philosophie, » N'ayant plus de maltresse , et n'ayant pas un sou , Nous philosopherons maintenant tout le soûl.
VALÈRE
De mon sort désormais vous serez seule arbitre , Adorable Angélique... Achève ton chapitre.
HECTOH.
« Que fautril... »
VALÈBE.
Je bénis le sort et ses revers , Puisqu'un heureux malheur me rengage en vos fers. Finis donc.
HECTOR
« Que faut-il à la nature humaine ?
<» Moins on a de richesse, et moins on a de peine. « C'est posséder les biens que savoir s'en passer. » Que ce mot est bien dit ! et que c'est bien penser ! Ce Sénèque , monsieur, est un excellent homme. Était-il de Paris?
VALÈBE.
Non , il était de Rome.
Dix fois à carte triple être pris le premier !
HECTOB.
Ah ! monsieur, nous mourrons un jour sur un fumier*
VALÈBE.
II faut que de mes maux enfin je me délivre :
J'ai cent moyens tout près pour m'empèclier de vivre »