GÉRONTE, VALÈRE, HECTOR
GÉBONTE.
Pour quel sujet, mon fils, criez- vous donc si fort?
(à Hector.) Estce toi , malheureux , qui causes ce transport?
VALÈRE
Non pas, monsieur.
HECTOR, à Géronte.
Ce sont des vapeurs de morale Qui nous vont à la tète , et que Sénèque exhale.
GÉRONTE
Qu*est4» à dire Sénèque?
HECTOR
Oui , monsieur : maintenant Que nous ne jouons plus, notre unique ascendant C'est la philosophie , et voilà notre livre ;
C*esl Sénèqiie.
GÉRONTG.
Tant mieux : il apprend à bien TÎTre.
Sou livre est admirable et plein dMnstractions , Et rend Thomme brutal maître des passions.
HECTOR
Ah! si TOUS aviez lu son traité des richesses.
Et le mépris qu'on doit faire de ses maîtresses ;
Comme la femme ici n*est qu'un vrai rémora,
Et que , lorsqu'on y touche... on en demeure là...
Qu'on gagne quand on perd. . que l'amour dans nos âmes..
Ah ! que ce livre-là connaissait bien les femmes!
GÉRONTE
Hector en peu de temps est devenu docteur.
HECTOR
Oui , monsieur, Je saurai tout Sénèque par cœur.
GÉHONTE , à Valèré.
Je VOUS cherche en ces lieux avec impatience. Pour vous dire, mon fils, qtie votre hymen s'avance. Je quitte le notaire , «t j'ai vu les parents , Qui , d'une et d'autre part , me paraissent contents Vous avez vu , je crois , Angélique ? et j'espère Que son consentement...
VALÈRE
Non , pas encor, mon père.
Certaine affaire m'a..<
GIÉRONTE.
Vraiment , pouf un amant , Vous faites voir, mon fils , bien peu d'empressement. Courez-y : dites-lui que ma joie est extrême ; Que, charmé de ce nœud , dans peu j'irai moi-même ,Lui faire compliment, et l'embrasser...-
HECTOR, à Géronta.
Tout doux !
Monsieur fera c^a tout aussi bien que vous.
VALÈRE , à Géronte.
Pénétré des bontés de celui qui m'envoie. Je vais de cet emploi m'acquitter avec joie.