ACTE IV, SCÈNE U ÉRASTE
Crispin...
Monsieur?
CRISPIN
ERASTE
Hélas 1
CRISPIN
Hélas I
J uste ciel f
CRISPIN
Hat
ÉRASTE
Que ferons-nous, dis-moi?
CRISPIN
Tout ce qu’il vous plaira* ÉRASTE.
Quoi! les renverrons-nous?
CRISPIN
Eh I qu’en voulez-vous faire?
Qu’en pouvons-nous tirer qui nous soit salutaire?
LISETTE
Je vais donc leur marquer qu’ils n’ont qu’à s’en aller?
ÉRASTE, arrêtant Lisette,
Attends encore un peu. Je me sens accabler.
Crispin, tu vas me voir expirer à ta vue.
CRISPIN
Je vous suivrai de près, et la douleur me lue.
Moi, je n’irai pas loin. Faut-il nous voir tous trois Gomme d’un coup de Toudre écraser à la fois?
B2 LE LÉGATAIRE UNIVERSEL
CRISPIN
Attendez... Il me vient... Le dessein est bizarre*
Il pourrait par hasard... J’ entrevois... Je m'égar#,
Et je ne vois plus rien que par confusion.
LISETTE
Peste soit l’animal avec sa vision l
ÉRASTE
Fais-nous part du dessein que ton cœur se propose.
LISETTE
Allons, mon cher Grispin, tâche à voir quelque chose.
CRISPIN
Laisse-moi donc rêver... Oui-da... Non... Si, pourtant.. Pourquoi non?... On pourrait...
LISETTE
Ne rêve donc point tant Les notaires là-bas sont dans l’impatience :
Tout ici ne dépend que de la diligence.
CRISPIN
Il est vrai; mais enfin j’accouche d’un dessein Qui passera Tefibrt de tout esprit humain.
Toi, qui parais daas tout si légère et si vivo.
Exerce à ce sujet ton imaginative;
Voyons ton bel esprit.
LISETTE
Je t’en laisse l’emploi.
Qui peut en fourberie être si fort que toi ?
L’amour doit ranimer ton adresse passée.
CRISPIN
?aii... Silence... Il me vient un surcroît de pensé*,
J’v suis, ventrebleu I
ACTB ÎV, SCÈNE RI
LISETTE
Bod.
CRISPIN
Dans un fauteuil assi»..
F®rt bien,
LISETTE
CRI s PIN.
Ne troublez pas renthousiasme où ja suis. Un grand bonnet fourré jusque sur les oreilles.
Les YolelS'bien fermés.
LISETTE
C’est penser à merveilles.
CRISPIN
Oui, monsieur,. dans ce jour, au gré de. vos souhaita Vous serez légataire, et je vous le promets.
Allons, Lisette,, allons, ranimons notre. zèle; L’amour à ce projet nous guide et nous appelle.
Va de l’oncle défunt nous chercher quelque habit ;
Sa robe de malade et son bonnet de nuit :
Les dépouilles du mort feront notre victoire.
LISETTE
Je veux en élever un trophée à ta gloire;
Et je cours te servir. Je reviens sur mes pas.