ACTE IV, SCÈNE VI
SI
{Â part,)
Il ayail bien promis de ne pas m’oublier.
ÉRASTE, bas.
Le fripon m’a joué d’un tour de «on métier.
(Haut, à Gris pin.)
Je crois que voilà tout ce que vous voiliez dir®.
CRISPIN
J’ai trois ou quatre mots encore à faire écrire.
Item, Je laisse et lègue à Crispin...
ÉRASTE, bas,
A Crispin!
Je crois qu’il perd l’esprit. Quel est donc son dessein?
CRISPIN
Pour les bons et loyaux services...
ÉRASTE, bas.
Ah ! le traîtr® I
CRISPIN
Qu’il a toujours rendus et doit rendre à son maître* •»
Tous ne connaissez pas, mon oncle, ce ÛDispin;
C’est un mauvais valet, ivrogne, libertin.
Méritant peu le bien que vous voulez lui faire,
CRISPIN
Je suis persuadé, mon neveu, du contraire;
Je connais ce Crispin mille fois mieux que vous :
Je lui veux donc léguer, en dépit des jaloux...
ÉRASTE, à part.
Le chien !
CRISPIN
Quinze cents francs de rentes viagères; Pour avoir souvenir de moi dans ses prières.
LE LÉGATAIRE UNIVERSEL
ÉRASTE, à part.
Ah I quelle trahison l
CRISPIN
Trouvez-vous, mon neveu.
Le présent malhonnête, et que ce soit trop peut
ÉRASTE
Gomment l quinze cents francs i
Oui ; sans laquelle clause Le présent testament sera nul, et pour cause.
' ÉRASTE
Pour un valet, mon oncle, a-t-on fait un tel legs?
Vous n’y pensez donc pas?
CRISPIN
Je sais ce que je fais :
Et je n’ai point l’esprit si faible et si débile.
ÉRASTE
Mais...
I CRISPIN
Si vous me fâchez, j’en laisserai deux milite ÉRASTE.
Si...
LISETTE, baSf à Éraste.
Ne l’obstinez pas; je connais son esprit;
H le ferait, monsieur, tout comme il vous le dit.
ÉRASTE, bas^ à Lisette*
Soit, je ne dirai mot; cependant, de ma vie,
Je n’aurai de parler une si juste envie.
CRISPIN
N’ aurais- je point encor quelqu’un de mes amif A qui je pourrais faire un fîdéicommisr