ARGANTE, ISABELLE, GÉRONTE, ÉRASTE LISETTE, CRISPIN, M. SCRUPULE
ISABELLE, à Gérante,
Ne vous alarmez point; je viens pour vous les rendre.
GÉRONTE
Oh ciel 1
ÉRASTE
Mais sous des lois que nous osons prétendre. GÉRONTE.
Et quelles sont ces lois?
ÉRASTE
Je vous prie humblement De vouloir approuver le présent testament.
GÉRONTE
Mais tu n’y penses pas : veus-tu donc que je laisse A cette chambrière un legs de celte espèce? **
LISETTE
Songez à Tintérêt que le ciel vous en i-end :
Et plus le legs est gros, plus le mérite est grand.
GÉRONTE, à Crispin.
Et ce maraud aurait cette somme en partage I
CRISPIN
Je vous promets, monsieur, d’en faire un bon usage; De plus, ce legs ne peut en rien vous faire tort.
GÉRONTE
11 est vrai qu’il n’en doit jouir qu’après ma mort.
LE LÉGATAIIiE UNIVERSEL
Ce n*est pns encor tout ; l'eçoirrittz celle belle l Vous suivez ce qu’un cœur peiil ressenlir pour elle,
V^aus avez épro-uvê le pouvoir de ses coups;
Charmé de ses altrails, j’einbrossc vos geaûaiT Et je vous la demande en qualité de femme.
GÉRONTE
Ab! monsieur mon neveu...
ÉRASTE
Je n’ai fait voir ma fiamae Que lorsqu’on écoutant un sentiment plus sain Votre cœur moins épris a changé de dessein.
MADAME ARGANTE
Je crois que vous et moi nous ne saurions mieux faire.
GÉRONTE
Nous verrons; mais, avant de conclure l’affaire.
Je veux voir mes bilieîs en eutier.
ISABELLE
Les voilà :
Tels que je les reçus, je les rends.
{Elle présente le portefeuille à Gérorde,) LISETTE, prenant le porte feuille plus tôt que Géronte^,
Haite-là J
Convenons de nos faits avant que de rien rendre.
Si tu ne me les rends, je vous ferai tous pendre.
ÉRASTE, se jetant à genoux.
Monsieur, vous me voyez embrasser vos genoux; Voulez-vous aujourd’hui nous désespérer tous?
LISETTE, à genoux.
Eh I monsieur...