‹ Théâtre de salonChapitre 107 sur 158 · SCÈNE III CHARLOTTE, MADAME DE SAINT-MARC, toiieite de an de deuii · texte numérisé non relu

SCÈNE III CHARLOTTE, MADAME DE SAINT-MARC, toiieite de an de deuii

MADAME DE SAINT-MAKC

Ne perds pas un instant, Charlotte; il y va de mon honneur, de ma réputation; un seul jour, une seule bonne ac-

■23<i THEATRE DE SALON.

lion peut uie compromelfre, el in'enlever le IVuit de dix mois de veuvage irréprochable.

CHARLOTTE

Où faut-il courir, madame, pour sauver tout cela?

MADAME DE SAINT-MARC

Chez mon voisin, M. Baralier.

CHARLOTTE

A côté de la grille d'entrée; c'est le plus voisin de nos voisins.

MADAME DE 'SAINT-MARC

11 faut l'amener ici fout de suite.

CHARLOTTE

Sous quel prétexte?

MADAME DE SAINT-MARC

Tu le trouveras... Le jeune homme au suicide est là, dans le jardin... je l'ai reconnu sous sa toilette de dandy... Il va se présenter chez moi; je ne puis m'empêcber de le recevoir: il me faut donc ce voisin Baralier.

Pour moraliser la situation : c'est un homme de cinquante-quatre ans, chauve, éleveur de vers à ^:(j\e, agronome, et, de plus, ennuyeux comme l'hiver, bête comme une romance, laid comme un créancier.

MADAME DE SAINT-MARC

C'est ce qu'il me faut... Esquive-toi parla porte dérobée. Ne perds pas une minute, amène-moi iM. Baralier.

CHARLOTTE, sortante eiuche.

Ah! madame, que nous sommes loin du couvent!

UNE VEUVE INCONSOLABLE. rAl

Page 1