‹ Théâtre de salonChapitre 46 sur 158 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

Les Mêmes, TONY, entrant.

MAURICE, à Tony.

Ah ! c'est toi !

TONY

Monsieur, je n'ai pas trouvé de place au chemin de fer, fout est pris, et me voilà.

MAURICE

Tony, tu as commis une grande faute en cueillant un journal sur un vase de géranium. C'est une erreur de botanique inexcusable. Cependant, si madame de Fontalbe te pardonne, je te marie avec mademoiselle Délia.

TONY, à madame de Fontalbe.

Madame, veuillez bien me pardonner une faute que mon maître a commise par mes mains.

MADAME DE FONTALBE.

Il y a des fautes heureuses. (Montrant oéiia.) Voilà la récompense de la vôtre ; c'est mieux qu'un pardon.

MAURICE , à Délia.

Connaissez-vous la mairie de Ville-d'Avray?

DÉLIA

La mairie ! toutes les jeunes filles en savent le chemin, dans tous les pays... Première rue à droite, seconde à gauche, troisième à droite, maison dti drapeau.

]n6 THEATRE DE SALON.

MAURICE

J'y vais de ce pas.

DÉLIA

Pour moi ?

• . MAURICE

Pour nous.

MADAME DE FONTAI.BE, \ Miuric.

N'oubliez pas l'église en passant.

LE

COMÉDIE EN UN ACTE, EN VERS Représentée à Paris, sur le théâtre de l'hôtel Castellane.

PERSONNAGES

Le baron DE SAINVAL, 50 ans.

FERDINAND D'ALBY, 21 ans.

CASIMIR DE GERSAY, 24 ans.

Mme DELPHINE DE SAINT-OMER, jeune yeuve, 22 ans.

CŒLINA D'ALBY, ingénue, 18 ans.

La soène se passe sur la frontière d'Espagne en 1832

LE

Le théâtre représente un salon de vieux château. Pa-villon à droite et à gauche, avec portes et croisées, les croisées s'ouvrant sur la rampe. Porte au fond. Table avec papier, encrier et plumes. Deux flambeaux éclairent le salon.

Page 1