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SCENE II CONRAD, LE COMTE RA^OND

LE COMTE

Vous êtes le gardien du château V

CONRAB,

f.e cicérone.

LE COMTE

Italien ?

CONRAD

Français, né à Coblence.

LE COMTE, Ah ! un compatriote ! (U va regarder à la fenêtre.) CONRAD, à part.

Bon! Ce n'est pas un étranger! On peut recevoir une gratiflcation.

LE COMTE

Pouvez-vous être discret et obligeant un quart d'heure, à raison d'un louis la minute? Vous voyez que je vous parle

français, (u lul ollre une bourse qu'il fait sonner.) CONRAD.

Je comprends cette langue.

LE COMTE

Eh bien?

CONRAD

Mais vous attendez de moi un service, sans doute ?

LE COMTE

Parbleu! on ne donne pas quinze louis pour rien, aujourd'hui.

f,e «prvice est-il honorable?

LE COMTE

C'est un Français qui vous le demande.

CONRAD

Ah! voilà une excellente raison!

LE COMTE, donnant la bourse 5 Coniid,

Et une excellente aubaine.

CONRAIW

De quoi s'agit-il? Que faut-il faire?

î K COMTE.

Rien.

i.ONRAD.

C'est aisé!... (a pari) J'aime assez ce genre d'occupation.

LE COMTE

Vous irez dans la chapelle de Saint-Martin, ici fout près... et vous y resterez un quart d'heure, et, moi, je serai cicérone à votre place.

CONRAD

Ah! je comprends! C'est un pari que vous avez fait à Ems avec un Anglais.

LE COMTE

Beaucoup mieux, avec deux Anglaises... C'est une plaisanterie d'ét(5...

ISa THÉÂTRE DE SALON.

CONRAD, à pari.

Mon père m'a toujours dit que les Français étaient des hommes amusants.

LE COMTE

Mon domestique m'attend, sous le chAteau, dans les broussailles du fossé. J'ai là un costume complet de cicérone et un cabinet de toilette.

CONRAD

Soyez bien mis au moins...

LE COMTE

Je ferai honneur à la maison, (ii sort.)

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