‹ Theatre de Schiller;Chapitre 138 sur 335 · ETIENNE · texte numérisé non relu

ETIENNE

Il n*est pas possible de s'ouvrir un chemin. Toutes les rues sont remplies de gens à cheval et en voiture. Rangeons-nous près de ces maisons : là nous pourrons voir commodément le cortège quand il passera.

CLAUDE MARIE

Ne dirait-on pas que la moitié de la France s*est rassemblée ici ? Uaflluence est si grande qu'elle nous a entraînés nousmêmes et poussés jusqu'ici du fond de la Lorraine !

BERTRAND

Qui resterait oisif dans son coin , quand il arrive de si grandes choses dans le pays ? Aussi en a-t-il coûté assez de sueur et de sang pour placer la couronne sur la tête où elle doit être ! Et il convient que notre roi , qui est le vrai , à qui nous donnons en ce moment la couronne, ne soit pas plus mal accompagné que celui des Parisiens, qu'ils ont couronné à Saint-Denis! Celui-là n'est pas bon Français qui n'accourt point à cette fête et ne crie pas avec les autres : « Vive le roi ! »

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