‹ Theatre de Schiller;Chapitre 141 sur 335 · LOUISON, MARGOT, CLAUDE MARIE , ETIENNE · texte numérisé non relu

LOUISON, MARGOT, CLAUDE MARIE , ETIENNE

BERTRAND

MARGOT

As-tu VU notre sœur ?

CLAUDE MARIE

Celle qui avait une armure d'or et marchait devant le roi avec le drapeau ?

MARGOT

C'était elle; c'était Jeanne , notre sœur!

LOUISON

^Et elle ne nous a pas reconnues, et elle n'a pas deviné que si près d'elle battait le cœur de ses sœurs! 'Elle regardait la terre, et paraissait si pâle, et marchait toute tremblante sous sa bannière. Je n'ai pu me réjouir en la voyant.

MARGOT

Ainsi donc j'ai vu ma sœur dans son éclat et sa magniflcence.... Qui aurait, même en songe, pu prévoir et penser, lorsqu'elle menait son troupeau sur nos montagnes , que nous la verrions dans une telle splendeur ?

LOUISON

Le songe de notre père est accompli : il nous voyait à Reims nous incliner devant notre sœur. Voici l'église que notre père a vue en rêve , et tout s'est accompli. Mais il a eu aussi de tristes visions. Ah ! je suis inquiète de la voir si grande !

BERTRAND

Pourquoi restons-nous ici à ne rien faire T Venez dans l'église pour voir la sainte cérémonie.

MARGOT

Oui, venez! Peut-être que nous y rencontrerons notre sœur.

LOUlâON.

Nous l'avons vue. Retournons à notre Village.

MARGOT

Quoi ? avant de l'avoir saluée, avant de lui parler 1

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