ACTE V, SCÈNE VllI
SCÈÏÏE VIII.
UN GENTILHOMME, LES ' PRÉCÉDENTS , puis RAÏMOND.
LE GENTILHOUHE.
In jeune berger demande Votre Altesse. Il sollicite la grâce de vous parler à'vouajnème. Il vient, dit-il, d'a,uprès de la Pu-
celle....
Dimoi3.
Cours! fais-le entrer! Il vient d'auprès d'elle! {Le GenlUfumme ouvre la porte à Raimond. DuTiois s'élance au-devant de lui.) Où est-elle! où est la Pucelleî
RAIHOND.
Je vous salue, noble prince! et je me félicite de trouver prèa de vous ce pieux évêque, ce saint homme, le protecteur des opprimés, le père des délaissés.
Dimois.
OùestlaPucelle?
l'archevêque.
Dis-nous-le, mon lits!
PAmOHD.
Seigneur, elle n'est point une noire magicienne! Je l'atteste au nom de Dieu et de tous les saints. Le peuple est dans l'erreur. Vous avez banni l'innocence, repoussé l'envoyée de Dieu!
DUMOIS.
OÙ est-elleî Parle!
RAIHOND.
J'étais son compagnon dans sa fuite à travers la forêt des
Ardennes. Là, elle m nou-
rrr dans les tortures, ialut étemel, si elle n'est p
Le soleil lui-même, est-
elleï Parle!
HAIMOMD.
Oh! st Dieu a changé votre coeur.... hdtez-vous, sauvez-la! • Elle est prisonnière chez les Anglais.
SftS LA PUCELLE D'ORLÉANS.
DUNOIS
Prisonnière? Quoi î
l'archevêque.
La malheureuse!
BAIMOND.
Dana les Ardennes, où nous cherchions un asile, eUe a été saisie par la reine et livrée aux mains des Anglais. Ohl sauvezla d'une affreuse mort, elle qui vous a sauvés!
DUMOIS.
Aux armes! Debout! Battez le tambour! Sonnez l'alarme! Menez toutes les troupes au combatl Que toute la France s'arme! L'honneur est çngagé, la couronne, le palladium dérobé. Risquez tout votre sang, risquez votre viel II faut qu'elle soit libre avant la fin du jour! (lU sortent.)
Une tour. — Dtni le haut une ouTSrture.