‹ Theatre de Schiller;Chapitre 289 sur 335 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Là diète de Cracovie. — Au moment où la toile se lève, on Toit la diète de Pologne siégeant dans la grande salle du sénat. Sur une estrade, haute de trois degrés, couverte d'un tapis rouge, est le trône royal surmonté d'un dais. Des deux côtés pendent les armes de Pologne et de Litbuanie.

LE ROI est assis sur le trône; à sa droite et à sa gauche » sur l'es-» trade, se tiennent, debout, les dix OFFICIERS DE LA COU- RONNE; au bas de t estrade, des deux côtés de la scène, sont assis LES ÉVÉOUES, LES PALATINS et LES CASTELLANS ; en face (T eux sont, debout y la tête découverte ^ LES NONCES, sur deux rangs, tous armés. L'ARCHEVÊQUE DE GNESNE, comme primat du royaume, est assis le plus près de F avant-scène ; derrière lui, son CHAPELAIN tieiU une croix d'or,

l'archevêque de GNESNE.

Ainsi donc, cette orageuse diète se trouve menée, grâce à Dieu , à une heureuse fin. Le roi et les Ëtats se séparent en bonne intelligence. La noblesse consent à désarmer; le Rokosz' opiniâtre, à se dissoudre; et quant au roi, il donne sa parole sacrée de faire droit aux justes plaintes

1. Le soulèvement de la noblesse. (Note de Vifd Hon allemande.)

Et maintenant que nous avons la paix au dedans^ nous pouvons tourner les yeux vers les pays étrangers

Est-ce la volonté des Sérénissimes États que le prince Démétrius, qui prétend à la couronne de Russie, comme vrai fils d'Iwan , paraisse à la barre pour établir son droit devant ce Seym Walny*?

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