LOGA
Tu Tas pleuré seize ans comme mort , mais tu n'as jamais vu sa cendre! Rien ne contredit la vérité de ce bruit; car enfin la Providence veille sur le destin des peuples et sur la tète des princes.... Oh! ouvre ton cœur à l'espoir.... L'événement passe ton intelligence.... Qui peut poser des limites à la Toute-Puissance ?
MARFA
Dois-je reporter mes regards en arrière, sur cette vie dont j'étais, enfin séparée?
Mon espérance n'habitait pas chez les morts. Oh! ne me dites rien de plus! Ne laissez pas mon cœur s'attacher à cette trompeuse image ! Ne me faites pas perdre une seconde fois mon fils chéri ! Oh ! c'en est fait de mon repos , c'en est fait de ma paix ! Je ne puis croire à cette parole, hélas ! et je ne puis plus , à tout jamais, l'eflacer de mon âme! Malheur à moi ! C'est maintenant que je perds vraiment mon fils ; maintenant , je ne sais plus si je dois le chercher chez les morts ou chez les vivants. Je suis livrée à un doute sans issue.
On entend une clocfie. La soeur portière vient.
OLGA
Qu'annonce cette cloche, sœur portière?