‹ Théatre de sociétéChapitre 67 sur 113 · LE SOLDAT, ZÉLIE · texte numérisé non relu

LE SOLDAT, ZÉLIE

LE SOLDAT, après un moment Je silence.

Cet entrelien va donc décider de mon son.... Je vais le remellre en vos mains, je vous en rends l'arbitre.... Vous allez me connaîire.... Hélas!

ZÉLIE

Vous paraissez tremblant , agité ; eh quoi ! craignez - vous de m'ouvrir votre cœur.... ?

LE SOLDAT

Je vais vous rappeler un souvenir douloureux....

ZËLIE.

A moi.... ^

LE SOLDAT

Avez-vousconservécjuelqueidéedel'objet malheureux qui vous donna la vie....?

ZÉLIE

Mon père , ô ciel ! l'auriez-vous connu. . . ?

LE SOLDAT

Oji vous a donc parlé de lui?

COMÉDiE. 265

ZÉLIE

Ah ! sa mémoire m'est à jamais précieuse et chère.. .j j'ai mille fois, de mes pleurs, arrosé son portrait , le seul bien qu'il m'ait ])u laisser.... Mais répondez... : auriez-vous été témoin de sa fin déplorable? Hélas! je savais sa mort, j'en ignorais les détails ; ne craignez pas de m'en instruire , vous m'en avez trop dit pour ne pas achever.

LE SOLDAT

Et s'il vivait ?

ZÉLIE

S^il vivait... ! Dieu... ! vous palissez, vos yeux se remplissent de larmes.... aurais je pu méconnaître un instant.... (//.9 se regardent en silence y le soldat lui tend les bras , Zélie en s'y précipitant : ) Ah ! j'en crois mon cœur , il ne peut me tromper.

LE SOLDAT

O ma fille.... !

ZÉLIE

Je succombe à Fexcès de ma joie. Mon père.... î quoi! vous êtes mon père? (^Elle tombe à ses genoux.) Cher auteur de mes jours , par quel miracle , par quel prodige m'êtes-vous rendu....? Que va

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