ACTE IV, SCÈNE IV. 1R
DON CÉSAR , à part.
Te me contenterais fort bien de la servante!
LA DUÈGNE
Nous jugeons , car toujours le beau fait peur au laid , La sultane à l'esclave, et le maître au valet. La vôtre est, à coup sûr, fort belle,
DON CÉSAR
Je m'en flatte.
LA DUÈGNE, faisant une révérence pour se retirer. Je vous baise la main.
DON CÉSAR , lui donnant une poignée de doublons. Je te graisse la patte.
•Tiens, vieille!
LA DUÈGNE, empochant.
La jeunesse est gaie aujourd'hui!
DON CÉSAR, la congédia7it.
Va.
LA DUÈGNE {révérences) .
Si vous aviez besoin... J'ai nom dame Oliva. Couvent San-Isidro. —
Elle sort; puis la porte se rouvre et Von voit sa tête reparaître.
Toujours à droite assise Au troisième pilier en entrant dans l'église.
Don César se retourne avec impatience. La porte retombe; puis elle se rouvre encore, et la vieille reparait.
Vous la verrez ce soir! monsieur, pensez à moi Dans vos prières.
DON CÉSAR , la chassant avec colère.
Ah!
La duègne disparait ; la porte se referme.
DON CÉSAR , seul.
Je me résous , ma foi , A ne plus m'étonner. J'habite dans la lune. Me voici maintenant une bonne fortune; Et je vais contenter mon cœur après ma faim.
Rêvant.
Tout cela me paraît bien beau. — Gare la fin !
La porte du fond se rouvre. Paraît don Guritan avec deux longues épées sous le bras.