‹ Théâtre de Victor Hugo. 3e sérieChapitre 159 sur 208 · PREMIÈRE PARTIE, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE, SCÈNE IV

OTBERT.

Donne et prends.

GUANHUMARA, lui remettant le flacon.

A demain !

OTBERT.

A demain !

Guanhumara sort.

OTBERT, seul.

Merci, femme!

Quel que soit ton projet, qui que tu sois, merci ! Ma Régina vivra! — Mais porions-lui ceci !

// se dirige vers la porte bâtarde^ puis s'arrête un moment et fixe son regard sur la fiole.

Oh! que l'enfer me prenne, et qu'elle vive!

Il entre précipitamment sous la porte bâtarde qui se referme derrière lui. Cependant on entend du côté opposé des rires et des chants qui semblent se rapprocher. La grande porte s'ouvre à deux battants.

274 LES BURGRÂVES.

Entrent avec une rumeur de joie les princes et les burgraves conduits par Hatto, tous couronnés de fleurs, vêtus de soie et d'or, sans cotles de mailles, sans gambessons et sans brassards, et le verre en main. Ils causent, boivent et rient par groupes au milieu desquels circulent des pages portant des flacons pleins de vin, des aiguières d'or et des plateaux chargés de fruits. Au fond, des pertuisaniers immobiles et silencieux. Musiciens, clairons, trompettes, hérauts d'armes.

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