‹ Théâtre de Victor Hugo. 3e sérieChapitre 176 sur 208 · SCÈNE in · texte numérisé non relu

SCÈNE in

OTBERT, GUANHUMARA.

GUANIÎUMARA

, posant la mai}} sur i

^'épaule (VOthert

Es

-tu content?

OTBERT, avec épouvante.

Guanhumara I

GUANHUMARA

Tu vois, j'ai tenu ma

promesse.

OTBERT.

Je tiendrai mon serment.

Sans pitié?

OTBERT.

Sans faiblesse.

A part.

Après, je me tu rai.

GUANHUMARA

L'on t'attendra ce soir.

A minuit.

OTBERT.

Où^

GUANHUMARA

Devant la tour du drapeau noir.

OTBERT.

C'est un lieu redoutable, et personne n'y passe. Ou dit que le rocher garde une sombre trace...

DFTJXIÈMK PARTIE, SCI.NK HT. '29:.

GIANHU.MARA.

Une trace de sang, qui sur le mur descend D'une fenêtre au bord du torrent.

OTBERT, avec horreur.

C'est du sang!

Tu le vois, le sang tache et brûle.

Le sang lave Et désaltère.

OTBERT.

Allons! ordonne à ton esclave.

(Jui trouverai-je au lieu marqué?

GITANHUMARA.

Tu trouveras \jw homme masqué, — seul.

OTBERT.

Après?

GUANHUMARA

Tu le suivras.

OTBERT.

C'est dit.

Guanhumara saisit vivement le poignard qn'Otbert porte à sa ceinture, le tire du fourreau et fixe. sur la lame un regard terrible, puis ses yeux se relèvent vers le ciel.

GUANIUMARA.

0 vastes cieux î ô profondeurs sacrées ! Morne sérénité des voûtes azurées!

0 nuit dont la tristesse a tant de majesté 1 Toi qu'on mon long exil je n'ai jamais quitté, Vieil anneau de ma chaîne, ù compagnon fidèle, .le vous prends à témoin; — et vous, murs, citadelle. Chênes qui versez l'ombre aux pas du voyageur, Vous m'entendez, — je voue à ce couloau vengeur

Fosco, baron des bois, des rochers et des plaines, Sombre comme toi, nuit; vieux comme vous, grands chênes

OTEERT.

Qu'est-ce que ce Fosco?

GUANUUMARA.

Celui qui doit mourir

Elle lui rend le poignard.

De ta miiin. A ce soir.

Elle iiort par la galerie du fond sans voir Joh et Règina, qui entrent du côté opposé.

OTBERT, seul.

Ciel!

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