‹ Théâtre de Victor Hugo. 3e sérieChapitre 195 sur 208 · JO · texte numérisé non relu

JO

Grâce I

GUANHUMARA

Quelqu'un aussi denumdait graco. 0 honto! Une femme tordant ses bras , criant merci ! L'assassin en riant la fit lier...

326 LES lîURGRAVl.S.

Désignant du pied une dalle.

Ici!

Puis lui-même il lui mit au pied l'anneau d'esclave. Le voici.

Elle souléce sa robe et lui montre Vanneau rivé à son pied nu.

JOB

Ginevra !

GUAXHUMARA.

Front mort, main froide, œil cave.

Oui, mon nom est charmant en Corse, Ginevra ! Ces durs pays du nord en font Guanhumara. L'âge, cet autre nord, qui nous glace et nous ride, De la fille aux doux yeux fait un spectre livide.

Elle lève son voile et montre à Job son visage décharné

et lugubre.

Tu vas mourir.

JOB

Merci 1

Vieillard , attends avant De me remercier. — Ton fils George est vivant.

JOB

Ciell que dis-tu?

GUANHUMARA

C'est moi qui te l'ai pris.

JOB. rn f^K)

Par grâce î

GUANHUMARA

11 avait ce collier au cou.

Elle tire de sa poitrine et lui jette un petit collier d'enfant, en ur et en perles, quil rantasse et couvre de baisers. Puis il combe à ses genoux.

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