‹ Théâtre de Victor Hugo. 3e sérieChapitre 32 sur 208 · ACTE 111, SCENK III · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCENK III

Sois joyeuse!

Sois heureuse !

Moi , je creuse Le tombeau !

PIIOF.BrS.

Fée ou femme , Sois ma dame !

Car mon ame, Nuit et jour, Te désire , Te respire , Et t'adm.ire, Mon amour!

LA ESMERALDA

Je suis femme ,

Et mon ame

Toute flamme,

Tout amour,

Est , beau sire , 1 ^

Une lyre, \ ^

Qui soupire ^

Nuit et jour

CLAUDE FROLLO

Attends , femme , Que ma flamme Et ma lame Aient leur tour!

Oui , j'admire Leur sourire.

Leur délire.

Leur amour 1

l'HOEBUS .

Sois toujours rose et vermeille!

Rions à notre heureux sort!

A l'amour qui se réveille!

A la pudeur qui s'endort 1

LA ESMLKALDA.

Tu bouche , c'est le ciel même '.

Mon ame veut s'y poser.

Puisse mon souffle suprême S'en aller dans ce baiser !

LA ESMERALDA

Ta voix plaît à mon oreille; Ton sourire est doux et fort ; L'insouciance vermeille Rit dans tes yeux et m'endort.

Tes vœux sont ma loi suprême , Mais je dois m'y refuser. Ma vertu , mon bonheur même S'en iraient dans ce baiser 1

CLAUDE FROLLO

Ne frappez point leur oreille ; Pas rapprochés de la mort!

Ma haine jalouse veille Sur leur amour qui s'endort!

La mort décharnée et blême Entre eux deux va se poser !

Phœbus , ton souffle suprême S'en ira dans ce baiser!

Claude FroUu se jette sur Phœhus et le pulgnarde, puis il ouvre la fenêtre du fond, par laquelle il disparait. La Esmeralda tombe avec un grand cri sur le corps de Phœbus. Entrent en tumulte les hommes apostés, qui la saisissent et semblent faccuser. La loile tombe.

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