Théâtre de Voltaire
Je n'ai pu voir un exemplaire de l'édition de Nanine faite en 1748, si l'on en croit la Bibliothèque annuelle et universelle , tome Ier, page 2o3. Mais comme le volume de cette Bibliothèque pour l'année 1748 porte lui-même la date de 1751, il est à croire qu'il y a erreur. Cependant la Préface même de Voltaire prouve qu'il existait déjà une édition de Nanine lorsque l'auteur en donna une , sous l'adresse de Paris, Lemercier et Lambert, 1749» m-ia. Un passage de cette préface de 1749» que je rapporte en variante, dit que la pièce fut jouée au mois de juillet 1748. Dans l'édition de 1700 il est dit que Nanine fut représentée à Paris dans l'été de 1749- La date de 17 juillet 1748 est donnée comme date de la première représentation, sur le faux titre de Nanine, page 239 du tome VI de l'édition des Œuvres de M. de Voltaire, ijji, onze volumes petit in-12. Longchamp, dans ses Mémoires , tome II , page 2o5, dit que Nanine. fut faite à Commerci en 1748. ïl est donc possible que cette comédie ait été représentée sur un théâtre particulier en juillet 1748; mais elle ne le fut au Théâtre-Français que le 16 juin 1749; cela est prouvé par les registres de la comédie française et par le Mercure de juillet i;49> Pa8e 19°- Ce journal ajoute qu'après les premières représentations, Voltaire fit des changements non seulement dans le dialogue , mais encore dans la conduite de sa fable,
On vit parai ire, à l'occasion de Nanine : I. Réflexions sur le comique larmoyant par M. de C. . ., trésorier de France et conseiller au présidial de l'académie de La Rochelle, 1749, in-12 de 74 pages. Cette brochure est celle dont Voltaire parle dans sa Préface ; l'auteur est Pierre-Matthieu Martin de Chassiron, né en l'île d'Oléron en 1704^ mort en 1767. II. Lettre à l'auteur de Nanine (par Guiard de Servigné, avocat à Rennes), 1749» in-M2 de 16 pages. III. Réflexions critiques sur la comédie de Nanine , par M. G... Nancy, 1749 > in-8° de 16 pages. Elles sont signées Gresvik. IV. Nanin et Nanine , fragment d'un conte traduit de Y arabe , par le sieur L. D. V., ijig, in-8°, que Barbier dit être d'un nemmé Lefèvre.
Dans quelques éditions récentes, on a imprimé à la suite de la Préface de Voltaire X Extrait d'une lettre du roi de PruSse à Toi taire. Je ne reproduis pas ici cet extrait, pareeque je donnerai à sa date (11 janvier 1750) la lettre entière, qui n'a encore paru dans aucune
orlitiou des Œuvres de Voltaire.